Un portail proposé par la Fondation pour l'Enfance

    Guillemets 1


    J’ai été victime de quelque chose qui n’était pas normal. Je ne sais pas quoi faire, ni à qui parler. J’ai peur.

    Tu as le droit d’être écouté(e) et aidé(e), et ce, sans avoir besoin de donner ton prénom et ton nom, ni ton adresse ou numéro de téléphone. Des personnes sont disponibles au téléphone pour t’écouter, te rassurer, te donner des conseils et t’orienter pour résoudre le problème.

    La majorité des numéros qui sont présentés sur le portail peuvent être appelés gratuitement, même depuis un téléphone portable (nous te conseillons de vérifier en cliquant sur le numéro qui t’intéresse).

    Guillemets 1


    Je me sens coupable, j’ai l’impression d’avoir mérité ce qu’il s’est passé.

    Une victime n’est jamais coupable. Les personnes qui t’écouteront au téléphone ont l’habitude de ce genre de situations, ne te jugeront pas, et t’orienteront pour aller mieux. Tu peux rappeler à tout moment si tu en ressens le besoin.

    Tu peux également demander à un ami, un membre de ta famille ou une personne en qui tu as confiance de prendre contact à ta place.

    Guillemets 1


    J’ai été témoin d’une situation anormale, je ne sais pas quoi faire ni vers qui me tourner.

    Lorsque l’on est témoin de quelque chose de grave impliquant un enfant (maltraitances physiques, psychologiques, violences sexuelles, négligences lourdes…), nos inquiétudes prennent souvent le dessus : et si j’avais mal vu ou mal interprété ? A qui puis-je raconter ce qu’il s’est passé ? Est-ce que la situation de l’enfant ne va pas s’aggraver ? On peut se sentir perdu(e) et vouloir que tout ce qui s’est produit ne soit jamais arrivé.

     

    Mais être témoin de quelque chose de grave, c’est donner à l’enfant qui se trouve en danger une chance d’être secouru.

     

    Et les enfants en danger sont plus nombreux que l’on peut le penser. Selon les derniers chiffres de l’Enfant Bleu, 14% des Français disent avoir été victimes de maltraitances, sous toutes leurs formes, durant leur enfance. Chaque jour, ce sont deux enfants qui en meurent. Un fléau qui touche qui plus est toutes les classes sociales.

    Deux numéros existent pour informer d’un enfant en danger ou en risque de l’être : le 119 – Allô Enfance en Danger et la ligne d’écoute d’Enfance et Partage. En 2014, le 119 a reçu plus de  1 000 appels par jour ; il a traité plus de 680 000 appels en 25 ans. Un enfant en danger, c’est un enfant dont le développement sera fortement perturbé et qui risque de garder des séquelles pendant sa vie adulte (stress, dépression, dépendances, exclusion sociale…).

     

    Vous êtes peut-être le ou la seul(e) à avoir vu.
    En téléphonant, vous exercez votre devoir de citoyen pour sauver un enfant.

     

    Les deux dispositifs téléphoniques permettant d’informer qu’un enfant est en danger ou en risque de l’être sont confidentiels. Vous n’êtes pas non plus obligés de donner votre nom, votre adresse ou votre numéro de téléphone, ni d’avoir la preuve des faits dont vous avez connaissance ou que vous avez vus. Les écoutants sont des professionnels formés pour vous aider, et vous pouvez aussi simplement appeler pour obtenir des conseils si vous le souhaitez.

    En acceptant de transmettre les éléments permettant d’identifier l’enfant en danger ou en risque de l’être, une Information Préoccupante (IP) pourra être envoyée aux services départementaux du lieu de résidence de l’enfant. La situation sera alors évaluée et les solutions les plus adaptées pour l’enfant seront mises en place (aide éducative à domicile, aide financière, placement…).

    A savoir  : informer qu’un enfant est en danger ou en risque de l’être est une obligation légale. Toute personne qui s’abstient d’agir alors qu’elle a connaissance d’une situation d’un enfant de moins de 15 ans en danger ou en risque de l’être risque 3 ans d’emprisonnement et 45 000€ d’amende. Si vous êtes un professionnel de santé, le secret professionnel est levé sans poursuites judiciaires et vous êtes tenu aux mêmes obligations. Que l’enfant ait plus ou moins de 15 ans, ne pas signaler revient dans tous les cas à s’abstenir de porter assistance à personne en danger. La peine encourue est alors de 75 000€ d’amende et 5 ans d’emprisonnement.

     

    Pour en savoir plus :

    Liste non exhaustive des signaux indiquant qu’un enfant est en danger ou en risque de l’être.